Un coin d'atelier, quelques rouleaux de tissu, et l'envie de faire des vêtements qui ont du sens. Voilà comment tout a commencé.
Je m'appelle Lucie, et Meli Melo est née d'un truc très simple : j'en avais marre des fringues qui se ressemblent toutes, mal coupées, et qui ne tiennent pas dans le temps.
J'ai appris à coudre d'abord pour moi, puis pour mes proches. Au début, c'était des retouches, des pièces transformées, des vêtements récup' que je refaisais à ma sauce. Un jean trop large devenait une jupe. Une chemise d'homme devenait une robe. Je passais mes soirées derrière ma machine, et mes week-ends au marché des Capucins à chiner des tissus.
Et puis un été à Marseille, entre deux marchés et des cafés au soleil sur le cours Julien, je me suis dit : "Ok, j'arrête d'en faire juste le soir, je le fais pour de vrai."
J'ai commencé petit : un coin d'atelier prêté par une amie, quelques rouleaux de tissus achetés chez un fournisseur d'Aix-en-Provence, et des pièces que je vendais à la main, en direct, en discutant avec les gens sur les marchés de la Plaine et du Prado.
Les retours étaient directs, honnêtes, précieux. "Ça tombe bien", "le tissu est dingue", "t'en as d'autres ?". C'est comme ça que Meli Melo a grandi — pas avec un business plan, mais avec des conversations.
Aujourd'hui, je continue pareil : je dessine des coupes simples mais avec du caractère, je choisis des matières qui ont du tombé, et je fais des vêtements qu'on a envie de mettre souvent.
L'atelier a grandi — il est maintenant au 123 rue du Meli, à deux pas du centre. Les clientes viennent de Marseille, mais aussi de Cassis, d'Aubagne, d'Aix-en-Provence et parfois de bien plus loin. Ce qui les fait revenir ? La coupe, la matière, et le fait de savoir exactement d'où vient leur vêtement.
Meli Melo, c'est un mélange : un peu brut, un peu doux, toujours vivant. Comme Marseille.
Pas un argument marketing. Chaque pièce est réellement coupée et cousue à la main dans l'atelier. On connaît l'histoire de chaque vêtement parce qu'on l'a fabriqué nous-mêmes.
On produit peu, volontairement. Pas de surstock, pas de soldes à -70%. On préfère faire 15 pièces parfaites que 200 moyennes. Les chutes de tissu deviennent des accessoires.
La lumière, l'énergie, le franc-parler. On fait des vêtements qui vont avec cette ville : décontractés mais pas négligés, solaires mais pas tape-à-l'œil. Du style sans se prendre la tête.
Parcourez la collection ou passez à l'atelier. On adore discuter tissu, coupe et style autour d'un café.